|
White out ...
|
Le lendemain, nous constatons au réveil que le beau temps nous a quitté. Sans soleil, la luminosité est vraiment faible. Nous hâtons donc notre départ sachant que ce soir la nuit tombera vraiment de bonne heure. Aussi nous devons lui faire confiance, car nous ne voyons rien du tout. Seules le croix rouge, signalisation témoignant que nous sommes sur la bonne piste, nous rassure. Seulement ces croix sont plantées tous les 5 kilomètres, et de nombreux pièges peuvent induire le leader en erreur. Certaines traces, faites par les skidoo des éleveurs de rennes, quittent la piste officielle par la droite ou la gauche, pour atteindre les réserves... |
|
Plus nous avançons, et plus la lumière tombe. Il n'est pourtant que 14 heures et nous sommes encore à une vingtaine de kilomètres de notre prochain bivouac. L'allure ...
Cela à était le seul et unique problème de cette expédition. Dans les conditions de pistes décrites ci-dessus, lorsque les attelages "brassent" dans 20 à 30 centimètres de neige poudreuses, la puissance développé par les malamutes compense leur vitesse de déplacement notoirement plus faible que celle de mon attelage de huskies. Mais dans les portions de piste très dure, fréquemment empreintées par les skidoo, les huskies ne peuvent s'empêcher d'accélérer, jusqu'a tirer parfois quelques kilomètres au galop. Dans ces conditions, l'attelage de malamute décroche littéralement. Sur les grands lacs, nous essayerons de garder un contact visuel. Bien que conscient des différences, cet état de fait a beaucoup énervé mon compagnon de voyage. Mais pour mon attelage, comment freiner des chiens qui tirent déjà plus de 250 kg? |
![]() |
![]() |
Nous faisons une halte pour étudier la carte. La Laponie compte environs 5000 km de pistes officielles. Tous les signaux nécessaires à la navigation y sont indiqués, ainsi que toute forme d'abris, du grand refuge au plus rudimentaire des abris. Nous sommes à l'intersection d'un lac et d'une grande rivière. Le tracé de la piste ne correspond pas au relief. Hugues est un peu perdu. Heureusement, nous ne sommes pas loin d'un village et c'est un lapon motorisé qui nous sortira de se mauvais pas. Nous comprendrons que nous sommes sortis trop tôt du lit de la rivière. Nous le suivrons jusqu'a son village où nous attend notre prochain bivouac. Nous avons déjà une bonne heure et demie de retard sur notre programme et une vingtaine de kilomètres supplémentaires, mais les chiens ne semblent pas encore sentir la fatigue ... |









